CONFERENCES

Mardi 10 octobre 2017

« Le style français dans la musique baroque ». Conférence donnée par Sophie Miczka.

Invitation
Au début du XVIIème siècle, une véritable exaltation  se propage autour d’un nouveau style d’écriture musicale  et  l’opéra  italien flambe comme la poudre. Mais la France  jugera ce style bizarre voire décadent, elle  fera de la résistance face à la frénésie  dans laquelle  toute l’Europe s’est engouffrée. Le style baroque, nom qui ne lui sera donné plus tard, se distingue en France bien différemment, loin de la virtuosité des castrats qui fait évanouir les foules partout ailleurs. Un baroque alla francese ?
Compte rendu

Mardi 14 novembre 2017

« Le piano en France au XXème siècle : l’exemple de Satie ». Conférence donnée par Caroline Delespaul
Morceaux de piano choisis et joués par Elisabeth Rigollet.

Invitation

Musique minimaliste, mystique, ironique ou divertissante ? Il n’est rien de plus difficile que de brosser un portrait de l’œuvre pour piano de Satie.  En effet, ses créations sont aussi hétéroclites qu’insaisissables à l’image de leur créateur, personnage caméléon et énigmatique. Elles n’ont d’ailleurs cessé d’interroger les exégètes lesquels ont cherché à en découvrir les moindres secrets. Comment situer Satie dans l’histoire de la musique pour piano au XXe siècle ? Le compositeur est-il précurseur de génie ou au contraire un simple divertisseur ? A travers cette conférence illustrée musicalement par Elisabeth Rigollet, pianiste à l’ONL, nous essaierons de mieux comprendre l’œuvre de Satie qui occupe une place
particulière dans le répertoire pianistique.
Après des études de piano au CRR de Lyon, Caroline Deslepaul s’oriente vers des études de Musicologie à l’Université Lumière Lyon 2. Elle obtient en 2017 le titre de docteure en ayant soutenu une thèse intitulée « Le piano-orchestral en France entre 1835 et 1849 : une écoute de l’œuvre pianistique ». En dehors  de monde universitaire, Caroline Delespaul se consacre à la vulgarisation de sa discipline en dispensant des conférences dans différentes associations de la région lyonnaise à l’instar du Mozarteum de France et en partageant sa passion sur les ondes. Depuis septembre 2014, elle est l’une des productrices de l’émission radiophonique « l’Echappée belle en musique » sur RCF.
Après ses études au Conservatoire National Supérieur de Paris où elle obtint les premiers prix à l’unanimité de piano et musique de chambre, Elisabeth Rigollet remporta plusieurs prix internationaux qui lui permirent de jouer en soliste en France et à l’étranger. Nommée professeur de déchiffrage au CNSMD de Lyon en 1979, et après avoir gravé plusieurs disques, elle entre en 2001 à l’Orchestre National de Lyon au poste de piano solo.

Compte rendu

Nous fûmes nombreux (autour de 90 participants) à nous retrouver au sein de l’Auditorium, dans une salle Proton de la Chapelle rénovée et pleine à craquer . Deux artistes nous accueillaient, Caroline Delespaul, jeune musicologue qui a su décortiquer un personnage complexe, Erik Satie ! Pour certains un farceur musical et pour d’autres un innovateur comme semblait le juger Debussy !
Pour illustrer cette conférence autour du piano en France au XX ème siècle, bien sûr un piano mais surtout une grande pianiste soliste de l’ ONL, Elisabeth Rigollet qui a su pour notre plus grand plaisir égrainer des notes magiques à travers des oeuvres pas toujours très bien connues du « Maître Satie » !

Bref ! Une belle soirée que regretteront je pense, les absents.

Mardi 12 décembre 2017 

 » La clarinette dans la musique française ». Conférence donnée par Claire Laplace.

Morceaux de clarinette choisis et joués par François Sauzeau et Thierry  Mussotte, 1ère et 2ème clarinette ONL

Invitation

La clarinette fait partie des instruments indispensables de l’orchestre. Panorama du répertoire français d’orchestre et de musique de chambre, avec la complicité de François Sauzeau, clarinettiste solo de l’ONL. Nous découvrirons l’organologie de cette famille d’instruments, grâce à la présentation d’instruments historiques de différentes factures.

Si l’histoire de la clarinette commence en France avec Rameau, premier jalon d’un parcours long de plus de 250 ans, elle est particulièrement marquée près d’un siècle plus tard par la figure de Berlioz. Avec lui nous évoquerons la caractérisation musicale de la clarinette, et son rôle dans l’orchestre, grâce au Traité d’instrumentation, et à la célèbre Symphonie Fantastique. Avec d’autres compositeurs comme Saint-Saëns, Franck et D’Indy, nous suivrons l’évolution du répertoire au XIXe siècle, grâce au système Boehm. Le prisme de la clarinette nous amènera aussi à nous questionner sur la proximité entre Debussy et Ravel au début du XXe siècle. Nous évoquerons les influences aussi des musiques extra-européennes avec Milhaud, ainsi que l’importance de la clarinette pour Poulenc. La création contemporaine sera abordée avec une œuvre récemment créée par notre invité : le concerto pour clarinette et orchestre de Connesson.

La longue expérience de François Sauzeau dans l’orchestre et au sein de nombreux jurys nous permettra de porter un regard sur la pratique de la clarinette en France, et son évolution lors des dernières décennies.

Compte rendu

Nous connaissions tous le piano à quatre mains, mais beaucoup plus rare est la clarinette à 20 doigts ! C’est pourtant à cette superbe démonstration que la centaine d’auditeurs a pu assister hier soir, 12 décembre 2017, à l’Atrium de l’Auditorium de Lyon, dans le cadre des cycles de conférences organisés par la Société Philharmonique de Lyon.

C’est en effet avec un véritable enthousiasme qu’on été applaudis deux clarinettistes de talent, François Sauzeau (clarinette solo à l’ONL) et Thierry Mussotte (également à l’ONL) avec les commentaires experts et l’accompagnement de Claire Laplace,  musicologue et pianiste.

Cette très brillante et très vivante conférence autour de ‟La clarinette dans la musique Française”, retraçait l’évolution de la clarinette depuis son ancêtre le chalumeau jusqu’aux clarinettes contemporaines qui se déclinent, outre les basses, en 5 tonalités. Nos trois amis illustrant en direct, avec les nombreux instruments qu’ils avaient apportés pour leur démonstration, et accompagnés parfois au piano par Claire Laplace, le large panorama offert par la clarinette, depuis Rameau jusqu’à Connesson, en passant par Berlioz, Debussy, Poulenc.

Nous avons ainsi goûté à l’immense palette sonore qu’offre cet instrument devenu au fil du temps incontournable dans l’orchestre.

Ils furent très applaudis et nous les remercions une fois encore.

Cette belle soirée s’est achevée, autour d’un repas dans la bonne humeur,  en présence des vedettes du soir, repas où nous étions une bonne quarantaine au Bistrot de Bonnel.

 

Mardi 6 février 2018 

« Musique et cinéma » qui souligne le mieux l’autre ? La musique ou l’image ?

Invitation

« Musique et cinéma : qui souligne le mieux l’autre ? La musique ou l’image ? Conférence proposée par François Gildas Tual

Elle aura lieu le mardi 6 février à 18h30 à l’Auditorium de Lyon, bas atrium

L’image sans le son? Le film serait aussi angoissant que la célèbre scène de la douche de Psychose d’Hitchcock. Le son sans l’image? On reproche à la musique de ne pas avoir la noblesse des grandes pièces du concert. Siffler un thème de Delarue vaut pourtant mieux qu’un résumé de film de Truffaut, et force est de reconnaître que les mélodies du compositeur sont terriblement envoûtantes. Pourtant, plus qu’un catalogue de bandes originales, notre rencontre s’interrogera sur les liens mystérieux qui unissent le sonore et le visuel. La place de la musique dans le film (diégétique/extra diégétique), qu’elle soit ou non composée spécifiquement pour l’occasion ou empruntée au répertoire. Du point de vue du réalisateur à celui-du musicien, des partitions de Chaplin à celles du cinéma français d’aujourd’hui, l’historique sera aussi l’occasion de percer un peu le secret de l’une des plus célèbres scènes de Kubrick.

François-Gildas Tual, Docteur en musicologie et diplômé du Conservatoire de Paris, enseigne l’analyse et l’histoire de la musique au Conservatoire de Grenoble. Il a écrit de nombreux articles sur la pluridisciplinarité musicale (Musique et littérature / Beaux-Arts / Cinéma), et collabore régulièrement avec l’Orchestre National de Lyon, la Philharmonie de Paris, Radio France, L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Ensemble Inter contemporain…, comme rédacteur et conférencier.

Compte rendu

Pour notre quatrième conférence de la saison 2017/2018 : Société Philharmonique de Lyon en coproduction avec l’Auditorium, nous avons accueilli notre « sémillant » conférencier François Tual, toujours aussi tonique et original dans ses présentations.

Le sujet du jour fut « Musique et Cinéma » ! Vaste programme pour à peine deux heures de conférence, questions comprises ! Le pari fut gagné devant un parterre bien rempli, dans l’atrium de l’Auditorium, avec un accueil chaleureux des nombreux auditeurs présents ce soir-là.

Notre conférencier spécialiste de la « transversalité » dans les Arts, sachant manier et mixer la Musique à toutes les « sauces » tel un cuisinier musicologue, a su cette fois-ci encore, marier « Image et Son » à sa façon ! Comme il l’avait fait dans la  « Modernité dans la Musique », avec la peinture moderne en février 2017 !

Nous sommes partis de très loin, dès les débuts du cinéma, à l’époque où la musique n’était qu’un fond sonore, joué au piano, plus ou moins en rythme avec les pirouettes à la Georges Méliès, mais n’était pas encore partie intégrante de l’image. Puis ce fut Charlie Chaplin avec son « Charlot » qui inventa sa propre musique. On n’est jamais si bien servi que par soi-même !

Alfred Hitchcock, le maître du suspens fut aussi le maître du silence, car rien n’est plus effrayant qu’une image sans son, comme en témoigne la célèbre scène de la douche de « Psychose ». Que la musique soit originale ou empruntée au répertoire, les mélodies du compositeur ne sont-elles pas parfois plus envoûtantes que les images elles-mêmes ?

Qui du musicien Georges Delerue ou de François Truffaut pouvait remporter la palme d’or du cinéma ? Les deux, cela va de soi !

De « 2001 Odyssée de l’espace » à « Eyes wide shut », un dénominateur commun, Stanley Kubrick, mais des musiques bien différentes de Richard Strauss avec « Ainsi parlait Zarathoustra » à Jean Sibelius avec sa « Valse triste ». Mais de belles images dont celle de la nudité magnifique de Nicole Kidman au début du film !

Une question métaphysique, la musique de film doit-elle être « diégétique » ou extra « diégétique ?

Vous voyez, chers amis, que cette soirée fut intense et riche. L’assistance devant tant de sciences et de connaissances à la fois musicales et cinématographiques resta médusée.

Image ou Son, telle fut la question ? Pour notre plus grand bonheur, nous eûmes ce soir-là, à la fois l’image d’un conférencier passionné, pétillant, gai et plein de vivacité et le son d’une voix tonique portant haut le flambeau de la musique.

Mardi 6 mars 2018 

A la rencontre de l’œuvre d’Edvard Grieg : Peer Gynt

Conférencier : Benjamin Lassauzet

 

Invitation

Tout le monde connaît Peer Gynt de Grieg. Tout le monde en a déjà entendu des extraits en concert, à la radio, dans un film, dans une pub… Mais sur une scène de théâtre, très rarement. C’est pourtant bel et bien pour cet environnement que Grieg destine sa musique à l’origine, puisque l’œuvre musicale est sensée s’associer à une pièce de théâtre conçue par son compatriote norvégien : Henrik Ibsen. Il ne sera pas inutile de replacer la musique dans son contexte littéraire, de manière à en percevoir toutes les subtilités, dont certaines sont bien cachées…

Docteur en musicologie, professeur agrégé à l’Université Clermont-Auvergne et membre du GREAM, Benjamin Lassauzet a consacré sa thèse de doctorat à l’humour chez Debussy. Il a publié, dans ce cadre, plusieurs articles consacrés, entre autres, à la mélodie de jeunesse Pierrot (« Debus-si e(s)t Pierrot », La Revue musicale OICRM, 2/2, 2015, p. 154-177) ou au rire nègre chez ce compositeur (« Qui rit quand « le Nègre rit » ? L’ambiguïté des rires nègres debussystes », Le rire en musique, dir. Muriel Joubert et Denis Le Touzé, Presses universitaires de Lyon, 2017, p. 49-74). Il est par ailleurs l’auteur d’un ouvrage consacré à La fonction structurante du timbre dans les Préludes pour piano de Debussy (Cahiers Recherche 25, Strasbourg, 2014, 179 p.). Il a également travaillé sur la fiabilité des enregistrements sur instruments reproducteurs, la notion d’extase chez Scriabine, la musique dans 2001 : l’Odyssée de l’espace, la théorie du deuil dans la 2e symphonie de Mahler…

Compte rendu

Ce sont de très enrichissants et parfois surprenants enseignements que nous a livrés Benjamin Lassauzet lors de la 5ème conférence de la saison 2017-2018 de notre association, avec une excellente intervention dédiée ‟à la rencontre de l’œuvre de Grieg, Peer Gynt” ; l’applaudimètre ne nous démentira pas.

Peer Gynt fait partie de la culture populaire avec un personnage qui a été l’objet de nombreux films depuis près d’un siècle et avec ses emblématiques mélodies utilisées à tout va par les cinéastes et par les publicitaires.

L’argument relève de toute évidence du conte fantastique, avec ce jeune fanfaron Peer Gynt qui, parfois par le mensonge, tente de fuir la réalité pour la pure vie idéale et qui vivra le chaos avant de connaître la rédemption.

Benjamin Lassauzet nous apprend que la musique de scène commandée en 1874 par le dramaturge norvégien Henrick Ibsen à Edvard Grieg (1874-1907) a été enfantée dans la douleur par ce dernier. En effet, il se lance presque à contrecœur dans l’écriture de Peer Gynt, alors que cette œuvre connaitra au final un immense succès et, précisément, constituera le point de départ de sa notoriété, internationale qui plus est ! D’une partie des 22 morceaux de la musique d’accompagnement écrite pour le spectacle, émergeront deux suites pour orchestre qui seront les plus jouées.

Mais derrière les douces harmonies de cette très romantique musique qui cultive l’imaginaire des grandioses paysages norvégiens, Benjamin Lassauzet nous initie à ‟l’architecture” de la partition. Ainsi, il nous révèle qu’à l’instar des palindromes de lettres (texte ou mot dont l’ordre des lettres reste le même qu’on le lise de gauche à droite ou de droite à gauche), il existe en musique de telles figures de style et que, notamment, Peer Gynt en est le parfait exemple.

Ainsi dans le prélude, on observe une parfaite symétrie de part et d’autre de deux séquences centrales qui correspondent à des scènes nuptiales du folklore norvégien, le ‟halling” (cadencé à 2 temps) puis le ‟springar” (cadencé à 3 temps), toutes deux jouées par l’alto solo. En d’autres termes, ces deux séquences centrales sont précédées de plusieurs phrases musicales (parfois avec leur répétition immédiate harmonisée un peu différemment) que l’on retrouvera dans l’ordre inverse après les séquences centrales. Dans le prélude, une telle construction marque la volonté du compositeur de placer en son centre le personnage de Solveig.

Commentant la ‟chanson de Solveig”, qui obéit également à la figure de style du palindrome, il nous fait remarquer que ce qui rend cette mélodie aussi populaire c’est à la fois sa simplicité qui repose sur un chant syllabique (une syllabe par note), sans ornements, et sur le profil en arche de chaque phrase musicale (montée puis redescente). Au passage Benjamin Lassauzet n’omettra pas de nous préciser que la première phrase musicale de la chanson commence avec un accompagnement en bourdon (notes tenues sous la mélodie) pour appuyer le caractère folklorique de la musique.

Le prélude reprend plusieurs fois la chanson de Solveig mais bien sûr sans entendre sa voix puisque ce sont les instruments de l’orchestre – clarinette et hautbois et plus loin les violons dans un puissant crescendo – qui vont se substituer à cette voix.

Par ces quelques exemples de l’intervention experte de Benjamin Lassauzet, il faut comprendre que ce dernier nous a livré un décryptage technique extrêmement éclairant sur l’une des œuvres phares de Grieg, qu’il en soit encore félicité et remercié !

Mardi 15 mai 2018 

La musique de jazz et l’orchestre symphonique

Invitation

Le XXème siècle est, en musique comme ailleurs, celui des grands bouleversements. Le jazz a été l’un d’eux et a durablement imprimé sa marque dans le répertoire symphonique.

Mais de quelle marque parle-t-on lorsqu’il est aussi difficile de donner une définition du jazz ? Swing, improvisation, tradition orale, negro spirituals, métissage…autant de mots et bien d’autres qui nous viennent à l’esprit lorsqu’on parle de jazz, mais qu’en reste-t-il dans le répertoire de musique savante inspirée par cette musique ?

Après des études en histoire, en arts du spectacle et en musicologie, Arnaud Brovillé intègre le service des publics de l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne puis l’Auditorium-Orchestre national de Lyon où il développe et pilote de nombreux projets d’actions culturelles et de concerts jeune public.
Il anime régulièrement des conférences, notamment sur la musique baroque ou les relations entre peinture et musique et donne des cours de pratique de la médiation musicale à l’Université Lyon II.
Il est co-auteur d’un ouvrage sur la musique destiné à la jeunesse et a assuré les recherches iconographiques d’un ouvrage sur l’histoire de l’Orchestre national de Lyon.
Également spécialiste de l’histoire du quartier de la Part-Dieu, il travaille depuis quelques années sur l’histoire ancienne de la rive gauche de Lyon.
Conférence exclusivement ouverte aux membres de la Sophily et ouvertes aux non-adhérents, moyennant 5€. Munissez-vous de votre carte d’adhérent. Faites découvrir l’association à vos amis ou connaissances.

 Formule buffet proposé à la suite de la conférence au Bistrot Bonnel, 66 rue Bonnel, Lyon 25€ pp)

Inscription obligatoire à la conférence (Vigipirate oblige) et/ou au repas par retour de mail ou par courrier

Compte rendu

«  Le mardi 15 mai pour notre dernière conférence de la saison, Arnaud Brovillé, musicologue-conférencier  et en même temps animateur et pilote de projets culturels et de concerts jeune public au sein de l’Auditorium, nous a proposé d’explorer les relations entre le Jazz et l’univers Symphonique, thème de la soirée.

Le programme des conférences avait commencé avec la Musique Baroque à la Française, il se termine avec le jazz : c’est dire que nos membres et l’ensemble du public toujours fidèle et nombreux, a bien joué le jeu du grand écart que nous lui proposions pour cette saison 2017-2018 !

L’exposé fut savant et brillant même si, avouons-le, pas toujours à la portée de tous les mélomanes présents ! Ainsi nous a-t-on appris, ou rappelé pour certains, le ‟b.a.-ba” de l’harmonie avec l’échelle chromatique habituelle (1 ton, 1 ton, 1/2 ton, 1 ton, 1 ton 1 ton, 1/2 ton) qui structure la composition musicale, la notion d’accord (tierce, quarte, quinte…), de tonalité (mode majeur ou mode mineur). Sait-on tous bien qu’une œuvre en mi bémol majeur indique 3 altérations (si bémol, mi bémol et la bémol) par rapport à l’échelle harmonique de base ?

Après ce rappel à l’orthodoxie musicale, notre conférencier a fait le pont avec le jazz qui adopte les ressources de l’harmonie classique, tout comme d’autre styles musicaux comme le ragtime (foxtrot) précurseur du jazz. Cette utilisation par le jazz des ressources de l’harmonie classique est effectuée cependant au prix d’un certain nombre d’aménagements, notamment en matière de notation des accords ; libertés prises par les compositions jazziques de grands musiciens dont Satie, Ravel et Gershwin dont, pour certains, nous avons entendu des extraits ce soir-là.

Comme il est agréable lors d’une telle conférence, et pour les plus attentifs, d’avoir le sentiment d’être désormais parmi les initiés en ayant appris ce qu’est la ‟blue note” ou, pour faire simple, note jouée ou chantée avec une légère altération en dessous, d’un demi-ton au maximum, et qui donne sa couleur musicale au blues et au jazz !

A travers ses rythmes, ses accords et son harmonie au Monde, Cette Musique de jazz ou symphonique reste bien l’image de l’Universel : une  aspiration à l’Infini …tel fut notre ressenti ! »

Mardi 9 octobre 2018

Goethe-Institut à 19h00
Conférence de Yaël Hêche Accompagnement au piano d’Olivier Gleizer: « Wagner et les leitmotive »
En partenariat avec le Cercle Wagner de Lyon

Invitation
Compte rendu

Infos pratiques

Pour réserver votre participation

à une conférence  ou la restauration : contact@sophily.fr

A l’issue de la conférence,

restauration sur réservation

Horaire : 18h30 – 20 h

Lieu : site Atrium de l’auditorium de Lyon

Accès et parking