CRR

CONSERVATOIRE DE LYON

Il fut longtemps appelé simplement Conservatoire de Musique de Lyon ou Conservatoire Régional de musique, mais une appellation nouvelle est intervenue dans les années 2010 lors d’une réorganisation de l’enseignement musical en France.

Ainsi notre Conservatoire est devenu CRR ou Conservatoire à Rayonnement Régional, sachant que de nombreux petits Conservatoires de musique existent dans des petites villes. Certains le nomment Conservatoire de Fourvière en relation avec sa situation sur les pentes proches de la Basilique, et pour ne pas le confondre avec son grand frère le Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Lyon situé quai Chauveau. Mais pourquoi à Fourvière si loin du centre-ville dira-t-on et dans une rue difficile d’accès ? Il est vrai que ce même Conservatoire a été longtemps quai de Bondy à Lyon dans des locaux exigus. Et puis Robert Proton de la Chapelle, l’Adjoint aux Beaux-Arts, ayant appris en 1975 que les Jésuites abandonnaient à Fourvière des locaux importants s’empressa d’y attirer son Maire Louis Pradel et réussit à le persuader d’acheter tous ces bâtiments, de les adapter afin d’y loger professeurs et élèves dont le nombre ne cessait d’augmenter dans les années 60.

Ainsi notre Conservatoire de Lyon peut-il depuis 1978 recevoir plus de 3000 élèves qui suivent chaque année un enseignement musical dès l’âge de 6 ans, si les parents le souhaitent, leur permettant d’acquérir une formation suffisante soit pour poursuivre leurs études auprès d’un Conservatoire supérieur (à Paris, à Lyon ou à l’Etranger) soit d’agrémenter leur existence par la pratique amateur d’un instrument. Avec plus de 250 enseignants et ouvert depuis les années 2000 à de nombreuses disciplines, jazz, danse, théâtre, musiques du monde, musiques actuelles, le Conservatoire est un acteur majeur de la formation et de la pratique artistique pour des jeunes.

La Société Philharmonique de Lyon a de tout temps été un partenaire du Conservatoire de Lyon. Ils ont en commun organisé des concerts, aidé des élèves. Rappelons que les directeurs successifs ont d’ailleurs été toujours membres sinon même le plus souvent acteurs de notre Association. Georges Martin Witkovski le tout premier, nommé par E. Herriot en 1924 au grand dam de Léon Vallas, le grand prêtre de la critique musicale à Lyon qui espérait ce poste pour couronner sa carrière. Puis de 1941 à 1962 ce fut Ennemond Trillat, pianiste, conférencier, conteur, véritable prince de l’humour et du charme, amoureux de Scarlatti et dont on disait volontiers qu’il était comme un sujet de Louis XIII égaré sous le règne de René Coty. Citons encore Michel Lombard nourri de tous les talents et terminant une carrière parfaite dans notre ville.

Aujourd’hui, c’est Alain Jacquon qui en fonction depuis bientôt dix ans s’avère être un compagnon très dynamique pour donner une nouvelle vie au Conservatoire. Ainsi a-t-il créé une Académie assortie d’un Festival auxquels la Société Philharmonique de Lyon a apporté un réel soutien financier. Des professeurs et des élèves ont pu alors constituer un orchestre de grande qualité qui se produit en juillet chaque année à Lyon. Alain Jacquon a su également créer des passerelles avec plusieurs autres Conservatoires en France et avec des Ecoles de Musique en Allemagne. Pianiste de renom, ses talents de musicien sont tels qu’il ne cesse de nous étonner entre la direction d’orchestre ou la production d’œuvres souvent méconnues mais de qualité.

Ainsi entre la Société Philharmonique de Lyon et le Conservatoire de Lyon c’est sur une période de plus de cent ans une longue histoire d’amitié qu’il faudrait évoquer, raconter. Elle se poursuit désormais pour le plus grand bonheur de tous les mélomanes lyonnais.

 

 

 

Conservatoire de Lyon