FONDATION

PHILHARMONIQUE DE LYON

La Société Philharmonique de Lyon s’engage pour une innovation dans le domaine de la musique symphonique à Lyon !

L’Orchestre National de Lyon ne cesse de développer ses activités, de conquérir de nouveaux publics, de créer des passerelles avec les Arts voisins. Des programmes très originaux sont dédiés au Jazz, au Cinéma. D’autres sont orientés vers la jeunesse et en particulier organisés à partir de l’Opération DEMOS initiée à l’origine par la Philharmonie de Paris.

DEMOS s’adresse à de jeunes enfants de 8 ans sélectionnés dans des Ecoles de quartiers prioritaires. Chacun reçoit un instrument de musique (cordes, bois ou cuivres). Le dispositif prévoit 4 heures de musique par semaine, une répétition en orchestre toutes les six semaines, une présentation musicale chaque année, et un concert final en fin de troisième année. Les intervenants, professeurs musiciens d’orchestre sont évidemment nombreux pour encadrer et former ces jeunes à la musique orchestrale.

Nouveaux enjeux exaltants certes, mais aussi nouveaux besoins financiers !

La Société Philharmonique de Lyon a donc été sollicitée à ce sujet. Notre association est en effet depuis longtemps un fidèle acteur de la vie musicale à Lyon et a pu à maintes reprises offrir un complément financier à l’orchestre pour lui permettre de finaliser telle réalisation de disque ou telle tournée à l’étranger.

Ainsi est née courant 2016 la Fondation Philharmonique de Lyon, créée sous l’égide de la Fondation BULLUKIAN largement connue et appréciée à Lyon. La création et les buts de la jeune Fondation ont été présentés et commentés à l’Auditorium lors d’un concert inaugural en Janvier 2017.

Outre la Société Philharmonique membre Fondateur initial, la nouvelle Fondation a déjà attiré des donateurs, Entreprises et personnes privées désireux de s’impliquer dans ce challenge en faveur de la jeunesse et de la musique. Car la recherche de mécénat constitue bien l’objectif majeur de la Fondation. Elle s’y emploie avec compétence et en parfaite harmonie avec les Personnels de l’Orchestre à ses côtés.

« La Fondation philharmonique, c’est bien parti ! »

  • Aline Sam-Giao : En prenant mes nouvelles fonctions en janvier dernier, j’ai pu découvrir une Fondation philharmonique en cours de création et dont le lancement, auquel j’ai participé lors de la soirée du 25 janvier, m’est apparu très réussi et très prometteur pour l’avenir. Comment démarre-t-elle depuis ce lancement ?
  • Bernard Proton de la Chapelle : Imaginée et préparée depuis plusieurs mois par votre prédécesseur, la Fondation philharmonique a pu prendre vie grâce à l’engagement total, en particulier financier, de la Société philharmonique de Lyon, mais également en raison de l’atout que constitue la Fondation Bullukian, de grande notoriété à Lyon, et qui était un partenaire idéal pour abriter cette nouvelle structure. La soirée de lancement a réuni un premier noyau de donateurs. Le lancement de la saison est une occasion de les remercier en créant un lien étroit et particulier avec eux.
  • A. S.-G. : Je suis d’autant plus convaincue de l’importance de cette démarche que j’ai pu, dans mes fonctions précédentes, mettre en place de multiples passerelles de mécénat entre le public, les entreprises et les musiciens pour permettre des activités et des développements nouveaux. Je pense que nous allons poursuivre des buts analogues avec notre nouvelle Fondation.
  • B. P. C. : Certes, et vous avez pu le constater, notre orchestre a acquis depuis plusieurs saisons une notoriété remarquable, avec de nouveaux publics, des programmes originaux, un taux de remplissage de la salle exceptionnel et un nombre d’abonnés en forte croissance. De nouveaux moyens permettront d’accompagner cette dynamique positive.
  • A. S.-G. : Je mesure les défis d’une politique culturelle ambitieuse. Le mécénat constitue un outil indispensable qui nécessite une approche particulière, ciblée et sur le moyen terme. Notre orchestre a besoin d’avoir à ses côtés une équipe d’ambassadeurs, de personnalités, de chefs d’entreprise prêts à se mobiliser pour son ambition. Le rayonnement international de l’Orchestre national de Lyon constitue l’un des enjeux majeurs de son avenir.
  • B. P. C. : Vos objectifs et votre engagement sont ceux, croyez-le, d’un public et de mélomanes amoureux de leur orchestre, fiers de leur Auditorium et prêts à vous suivre.
  • A. S.-G. : J’ai par ailleurs pu constater le travail remarquable réalisé par Leonard Slatkin et l’attention particulière portée à la jeunesse. J’ai envie de mettre en place de nouveaux projets comme Démos (voir ci-après), permettant de rassembler les enfants très tôt autour de la musique. Les modèles culturels doivent être imaginatifs et innovants. Je suis donc optimiste quant à l’avenir et heureuse de diriger cette structure, avec à nos côtés une Fondation précieuse pour le futur.

Propos recueillis par l’Auditorium- Orchestre national de Lyon

Un orchestre DEMOS pour la métropole de Lyon

L’Auditorium-Orchestre national de Lyon et la Philharmonie de Paris lancent le projet Démos dans la Métropole de Lyon, avec notamment les communes de Décines, Givors, Lyon, Saint-Priest et Vaulx-en- Velin.

Avec Démos (dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale), dès septembre une centaine d’enfants de 7 à 12 ans issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville et n’ayant jamais pratiqué la musique vont découvrir la musique classique et jouer d’un instrument au sein d’un orchestre symphonique.

Chaque enfant se voit confier son instrument de musique. Il suit 4 heures de cours par semaine,

principalement hors du temps scolaire, dans la structure sociale qu’il a l’habitude de fréquenter. Les séances s’organisent par groupes de 15 enfants. L’apprentissage s’effectue par familles d’instruments. La pratique musicale est introduite dès les débuts de l’apprentissage : il s’agit de faire sonner l’instrument et de jouer collectivement des pièces adaptées. Les notions théoriques (lecture, écriture…) sont intégrées progressivement au fil de l’apprentissage instrumental. Pour compléter la pratique par familles d’instruments, les enfants répètent une fois par mois en orchestre. Des stages sont organisés sur une partie des vacances scolaires et un grand concert est programmé à la fin de l’année sur la scène de l’Auditorium. L’apprentissage musical est aussi complété par une fréquentation de lieux de culture (concerts, musées, ateliers de lutherie…).

Tandis que les musiciens se concentrent sur la partie artistique, les travailleurs sociaux font le lien avec l’environnement des enfants, servent de relais dans les quartiers, auprès des familles, et veillent au respect des principes de citoyenneté : le comportement, le soin apporté aux instruments, l’assiduité. La réussite de ce projet est un travail d’équipe qui trouve sa force dans un réseau solide de partenaires.

Démos défend l’idée que la musique doit jouer un rôle essentiel dans la vie sociale. Dynamique territoriale, intégration sociale, éducation artistique, accès à la culture, pédagogie de l’enseignement musical, les enjeux sont multiples.

L’Auditorium-Orchestre national de Lyon s’engage dans ce projet structurant avec des musiciens volontaires de l’orchestre et crée les conditions pour que les enfants se familiarisent avec l’Auditorium et s’y sentent chez eux.