ONL

ORCHESTRE NATIONAL DE LYON

ONL et la Société Philharmonique de Lyon

Parler d’une Association créée en 1905 sous le nom de Société des Grands Concerts, puis transformée en 1938 sous le vocable de Société Philharmonique, c’est soit en moins de 10 lignes résumer les principales étapes de ses activités, soit noircir une centaine de pages voire plus pour raconter son histoire.

Un site internet n’est pas destiné à se muer en livre d’histoire, mais doit permettre à n’importe quel utilisateur d’avoir une vue rapide de ce que fut cette Association et surtout de ce qu’elle est aujourd’hui.

Les amoureux d’anecdotes pourront utilement lire les deux volumes écrits par Yves Ferraton, universitaire féru de musique : « Cinquante ans de vie musicale à Lyon » , histoire centrée sur les Witkovski de 1905 à 1953, puis « Centenaire de l’Orchestre de Lyon, 1905 – 2005  ». Ce dernier ouvrage auquel ont collaboré plusieurs lyonnais, mélomanes, critiques, musiciens, permet d’avoir une approche assez fidèle du développement de la vie symphonique à Lyon pendant plus d’un siècle

On pourra également consulter le très bel ouvrage édité par l’Orchestre National de Lyon lui-même en 2005, véritable répertoire et catalogue de tous les acteurs musiciens, compositeurs, chefs d’orchestres, solistes, chanteurs qui se sont illustrés à Lyon pendant ces cent ans.

On se doit pourtant et brièvement de résumer en trois périodes la vie musicale lyonnaise pendant le 20° siècle : tout d’abord l’époque des balbutiements et de l’héroïsme. Ce fut la création par G.M. Witkovski d’un premier grand orchestre symphonique avec des moyens financiers très limités, puis la construction en 1908 de la Salle Rameau conçue spécialement pour la musique symphonique. Jean Witkovski succédant à son père décédé en 1943 poursuivit avec talent une activité symphonique malheureusement marquée de moyens financiers toujours très faibles.

La seconde période couvre les années de 1953 à 1969. En effet Jean Witkovski mort prématurément en 1952, aucun chef ne semblait à Lyon capable d’assurer la direction de l’orchestre. Rober Proton de la Chapelle en sa qualité de musicien, compositeur lui-même, dont la compétence musicale était totalement reconnue eut l’idée de poursuivre l’activité uniquement avec des chefs invités. Ainsi pendant plus de 15 ans, les concerts symphoniques dominicaux se sont-ils déroulés avec les plus grands artistes, chefs, solistes venant à Lyon, le plus souvent mal payés, mais sachant trouver dans notre ville un accueil assez exceptionnel auprès des membres de la Société Philharmonique devenus pour eux des amis. Le nombre d’abonnés n’a cessé d’augmenter pendant ces années. Ils étaient plusieurs milliers en 1969.

La troisième période court de 1969 à aujourd’hui. En effet, dès les années 60,

 

 

Robert Proton de la Chapelle, devenu Adjoint aux Beaux Arts de la ville de Lyon, caressait le projet de créer enfin un véritable grand orchestre symphonique. Sa rencontre avec André Malraux puis son amitié avec Marcel Landowski Directeur de la musique au Ministère de la Culture permit cette réalisation en 1969. Lyon fut la première ville en France bénéficiant d’un dispositif de décentralisation qui allait ensuite se multiplier dans tout le pays. Ajoutons que, en 1973 une nouvelle et très belle salle de concert, l’Auditorium Maurice Ravel fut également érigée, permettant à cet orchestre devenu National en 1986 et sous structure municipale d’avoir sa propre salle de concert.

Qu’est devenue alors la Société Philharmonique de Lyon ? Comment faire vivre une Association n’organisant plus aucun concert ? Comment motiver des adhérents formant cénacle dans la confidentielle Salle Rameau mais un peu perdus dans l’enceinte de l’Auditorium ? Comment prolonger l’atmosphère amicale qui entourait les concerts dominicaux ?

La Société Philharmonique de Lyon a su cependant évoluer, s’adapter, devenant au fil des année une association de mélomanes dont la fidélité à l’Orchestre de Lyon est restée exemplaire. Ainsi elle n’a jamais cessé d’aider l’orchestre financièrement presque chaque année pour faciliter tel enregistrement de disque, ou permettre de finaliser une tournée à l’Etranger. Sa plus importante contribution auprès de l’Orchestre fut l’organisation en commun du centième anniversaire en 2005.

La Société Philharmonique de Lyon sut cependant nouer d’autres partenariats. Ce fut ainsi pendant un temps avec le Festival Berlioz de la Côte Saint André, puis avec les petits Chanteurs de la Cathédrale Saint jean. Ce fut surtout avec le Conservatoire de Lyon dont elle est et reste mécène depuis de nombreuses années afin de permettre à de jeunes élèves de poursuivre leurs études supérieures.

Ainsi la Société Philharmonique de Lyon est-elle aujourd’hui un véritable club d’amis engagés pour promouvoir les activités musicales de leur ville tout en fidélisant ses adhérents par des voyages musicaux, conférences, dîners à thèmes. Bien plus, elle vient de s’engager auprès de l’Orchestre National de Lyon en créant à ses côtés une Fondation Philharmonique abritée auprès de la Fondation Bullukian de renom à Lyon. Cette jeune Fondation dispose actuellement des meilleurs atouts pour développer des actions nouvelles, à l’appui de mécénas privés ou individuels.

Dotée d’une nouvelle et jeune équipe de direction composée de mélomanes sachant utiliser et développer toutes les formes modernes d’activité et de communication, la Société Philharmonique de Lyon et ses membres poursuivent désormais leur mission première et bénévole en continuant à être les meilleurs amis de la musique et surtout de l’Orchestre National de Lyon.

Louis Frémaux (1969-1971)
Serge Baudo (1971-1986)
Emmanuel Krivine (1987-2000)
David Robertson (2000-2004)
Jun Märkl (2005-2011)
Leonard Slatkin (2011-2017)