VOYAGES

Pendant de nombreuses années les membres de notre Association songeaient peu à voyager, d’autant que l’Orchestre lui-même ne réalisait aucun déplacement.

Les années 70 à 90 ont modifié le comportement des adhérents, d’autant que l’Orchestre a entrepris quelques tournées particulièrement en Europe et que des voyages d’accompagnement ont été organisés par l’Orchestre lui-même. Les membres de notre Philharmonique sont devenus alors des supporters. Mais parallèlement dès 1990 d’autres voyages ont été élaborés par l’Association elle-même dans un contexte musical mais sans lien avec notre orchestre. Il était en effet apparu que les meilleurs liens d’amitié et de complicité avec la musique se tissaient lors de journées entières passée ensemble avec des visites de musées et lors de concerts et opéra vécus avec passion.

Les voyages se sont multipliés et pratiquement chaque année à partir de 1990 rassemblant le plus souvent de 25 jusqu’à 50 participants. Ont été visités la Russie en tour premier avec bien sûr Moscou et Saint Pétersbourg, mais ensuite , Vienne, Budapest, Prague bien sûr, puis les Etats unis plusieurs fois ( Chicago, Boston, New York, Washington , Philadelphie ), l’Allemagne plusieurs fois, Munich, Berlin, Hambourg et les villes hanséatiques, Dresde, La Pologne et les pays baltes, l’Espagne ( Andalousie, Madrid, Barcelone), l’Italie avec Venise, Milan, Vérone, la Côte amalfitaine, Londres plusieurs fois, la Suisse, Lucerne et Montreux, enfin la Chine et le Japon plusieurs fois, en accompagnant de notre orchestre lors de ses circuits en Asie.

Cette énumération certes un peu longue est en tous cas le reflet d’une amitié persistante à la musique assortie d’une cohésion de groupe où chacun a plaisir à retrouver et conforter sa place. Une amitié toute simple entre tous est une figure constante de la Philharmonique depuis plusieurs décennies.

C’est dire que, même si on constate dans notre troupe de nombreux manques par vieillissement ou disparition, les voyages comportent toujours un attrait et un ciment d’amitié qu’il faut absolument poursuivre. Les commentaires des participants après chaque voyage constituent la meilleure marque de fabrique :  Quand repart-on ?

Samedi 21 septembre 2019 à Besançon

56e concours International des jeunes chefs d’orchestre

Le 56e concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon se déroulera du 16 au 21 septembre 2019. À cette occasion Yan Pascal Tortelier, présidera l’événement entouré de six personnalités, dont la liste sera dévoilée en janvier 2019.

Nombre de places limité à 30 personnes.

Programme

La Société Philharmonique vous propose d’assister à la finale du concours des jeunes chefs d’orchestre à Besançon, le samedi 21 septembre 2019. Départ et arrivée le 21 septembre à Lyon.

Pour la première fois depuis 20 ans, le Président fera également partie du jury restreint qui assure les épreuves de présélections du Concours. Aucune sélection n’étant faite sur dossier, il auditionnera la totalité des candidats inscrits (maximum 270) et participera ainsi à la sélection des vingt jeunes chefs pour les épreuves finales avec orchestre à Besançon.

Chef principal de l’Orchestre symphonique d’Islande à Reykjavik depuis 2016, Yan Pascal Tortelier est également principal chef invité de l’Orchestre Symphonique de Pittsburgh, chef titulaire de l’Orchestre Symphonique de Sao Paulo et principal chef invité de la Royal Academy of Music de Londres.

Ceux qui ont déjà assisté à cette finale du concours des jeunes chefs dans les années passées, savent que c’est une expérience passionnante rassemblant des concurrents de tous les pays dont seulement 3 sont finalistes et le public participe activement au jury ! Certains d’entre vous connaissent le dernier finaliste : Ben Glassberg qui a récemment dirigé l’ONL à l’Auditorium de Lyon.

Compte rendu

Voyage-concert à Hambourg du 24 au 26 mai 2020. Nous vous invitons à prendre position dès à présent car nous limitons les places à 28 personnes. Premiers inscrits, premiers servis.

Ce voyage s’annonce d’un intérêt exceptionnel.

 

Programme

Visite de la ville et de la nouvelle Philharmonique. Deux spectacles sont prévus. Le voyage et les événements sont en cours de programmation. Transport en avion.

Compte rendu

Du jeudi 20 juin au matin au samedi 22 juin au soir

Voyage lyrico-touristique à Turin

Visite organisée de la ville

Soirée musicale au Teatro Regio. Opéra Cavalleria Rusticana de Pietro Mascagni et comédie chorégraphique La Giara d’Alfredo Casella.

 

Programme

La Société Philharmonique propose aux adhérents inscrits un voyage lyrico-touristique à TURIN du 20 au 22 juin 2019.

Visite guidée de la ville, du Palais royal de Caccia de Stupinigi, du Palazzo Carignano « Museo nazionale del Risorgimento ». 

Opéra « Cavalleria Rusticana » de Pietro Mascagni, Teatro Reggio et comédie chorégraphique La Giara d’Alfredo Casella.

Repas et hôtel réservés.

Compte rendu

Introduction au voyage : » De la Terre au Paradis » (Opéra en 3 actes avec une introduction, un entracte et un final)

Dans la lignée d’un précédent voyage de la Société Philharmonique à Nancy, en 2018, la Philharmonique a souhaité faire encore cette année, une tournée des « grands ducs » ! Cette fois ci, chez nos proches voisins et amis, les …Ducs de Savoie ! Une nouvelle escapade musicale, après être passés par la Lorraine, comme dit la chanson, avec nos gros sabots dondaine, nous voici, via Chambéry, le Tunnel du Fréjus et le val de Suse, chez nos cousins italiens.

Notre équipée, par car Berthellet et sous la houlette de notre chauffeur Icham, fut prompte menée, à quelques lieux de Lugdunum, dans une ville nommée Torino et toute aussi romaine, par la volonté de César et Auguste (au 1er siècle AC). Nous y entrâmes d‘ailleurs par une porte palatine et nous y découvrîmes une accorte auberge pour y abreuver nos chevaux, nous y reposer et y soulager nos émonctoires, dans de magnifiques et royales latrines.

 J’abandonne le passé simple pour retrouver le présent afin de vous relater cette escapade turinoise. Une escapade comme je vous l’ai dit ducale et même royale ! Une escapade « spirituelle », j’allais dire divine, qui va nous conduire de la « Terre au Paradis  » ! Une escapade musicale et gastronomique aussi… Une escapade en forme de drame en trois actes. En somme, une courte tranche de vie pour oublier et méditer, entre amis, les soucis du moment.

Premier acte

A peine débarqués, après une petite restauration dans la galerie San Federico avec du « VITELLO TONATO »nous sommes  conduits, deux heures durant, par un charmant guide  pour un petit tour de la vieille ville, lequel, de notre hôtel, situé vers la porte palatine, vestige de la période romaine de la ville, nous emmène de places en places (Plazza Castello, San Carlo..) de galeries en galeries, de palais en palais (Palazzo Reale, Palazzo Madama ), d’églises en églises (Chiasa di  San Lorenzo), de statues ducales en statues royales et pour les gourmands, vers les fameux « Cafés historiques » avec leur chocolat!

 Nous terminons la journée en beauté, autour d’un festin, dans un restaurant réputé de la ville : « Tre Galline », vers la grande place du marché, où nous dégustons quelques spécialités piémontaises dont les raviolis del plin  déjà arrosés en apéritif  d’un magnifique Chardonnay pétillant puis un Nebbiolo d’Alba.. Ce jour-là nous inaugurons le système des « petits papiers » pour le placement à table. Un succès ! Fatigués et repus, nous rejoignons à pied notre hôtel tout proche, nos chambres spacieuses et nos lits confortables. Nous avons simplement oublié à la sortie madame Pénes et madame Sabatier !

Deuxième acte

Le lendemain, Renée Garrien est la première, à 7 heures moins cinq, au buffet du petit déjeuner. Un buffet copieux et varié dans une belle salle lumineuse. La « Troupe des Philharmonistes » ** n’a cependant eu aucun mal à se rassembler pour un embarquement en car à 9 heures en direction d’un des palais royaux formant la couronne des délices (Corona di delizie). Notre choix s’est porté sur le palais de Stupinigi (Palazzina di Caccia di Stupinigi ). A une dizaine de kilomètres environ de Turin, cet ancien pavillon de chasse, chef d’œuvre de JUVARRA, a belle allure et contient des merveilles picturales.

Beau moment artistique sous la lumière d’un brillant soleil que nous avons conclu vers 13 heures au café Barrati &Milano piazza Castello. A proximité de la Galleria subalpina, c’est café art nouveau fréquenté autrefois par l’Intelligentsia. Bon moment gastronomique aussi, arrosé cette fois, par du Dolcetto d’Alba, délicieux vin rouge. Jusque-là des dieux cléments veillaient sur nous, mais tout à coup, Jupiter déclenche alors sur nous les foudres du ciel et déverse à torrent, la pluie, le vent et de gros grêlons. Un couple (Michel et Mario Teissier) est alors atteint en plein cœur (de la ville !) et ne peut pas nous rejoindre au musée du Risorgimento (à ne pas confondre avec le musée du Risotto !).

C’est là que nous découvrons un fameux palais, le palazzo Carignanno, magnifique construction de Guarino Guarini, fin du XVIIIème siècle, qui abrite le musée du Risorgimento. Musée très riche en illustrations. Lessivés par tant d’eau 

et surtout par un flot de paroles qui ont inondées nos mémoires sur l’histoire de l’Union de l’Italie.

(Fin du deuxième acte.) Rideau !

Entracte

Pour la soirée qui pour une fois ne sera pas gastronomique, mais lyrique, il nous faut un lever de rideau. Nous avons rendez-vous pour 20 heures. C’est au Teatro Regio, un des théâtres lyriques les plus importants d’Italie, après Naples et Milan. Nous admirons la belle grille du sculpteur,

Umberto Mastroianni, oncle de l’acteur STAR…Marcello ! En réalité le théâtre qui est de 1740 a été détruit (Incendie, bombardements ?) et reconstruit en 1973. C’est donc un théâtre « à l’italienne » version moderne ! Nous allons écouter l’œuvre célèbre de Mascagni, un « Vériste pur jus ». Cavaliera Rusticana ».

Très belle soirée qui a su allier le chant vériste, malgré un ténor qui manquait peut-être un peu de vaillance, mais tout à fait « buvable » comme les vins italiens et le modernisme d’un ballet en première partie, somptueux par ses couleurs, sa gestuelle. Bref… un succès. Au retour à l’hôtel, nous avons découverts qu’à Turin, les cafés fermaient tôt et au-delà de 10 heures, comme souvent à Lyon, pas de salut pour la cuisine ! Monsieur Menu en a fait la cuisante expérience !Sonnerie (dring dring), fin de l’entracte. (tout le monde au lit !)

Troisième acte

C’est l’acte qui en principe dans tout drame, est l’acte déchirant, l’acte de la séparation. Ce jour, pourtant, le temps est de nouveau clément. Avec armes et bagages et de nouveau un bon petit déjeuner, avec pour certains des œufs, du bacon et plein de pâtisseries, pour d’autres quelques menus fruits, ô rien qui soit lourd ! Nous embarquons donc tous, le ventre plus ou moins plein, en direction de la Sacra di San Michèle, une abbaye bénédictine du Xème siècle, juchée à 1000 mètres, sur un promontoire qui domine le Val de Suse.

 Cette visite « époustouflante » qui en a frappé plus d’un (cette abbaye a inspiré le film « Au nom de la Rose ») a permis à Mireille Rigal-Kraus dans un effort sublime de se transporter au ciel. C’est ainsi que, et grâce à une guide très inspirée (Tatiana ), à travers des symboles, une ambiance « grégorienne » et un panorama radieux sur toutes les Alpes, nous avons été transportés de la « Terre et ses vanités, jalousies, disputes et pouvoirs.. transports donc  au Paradis » (titre choisi pour ce modeste  récit).

Final et tomber de rideau (applaudissements de rigueur)

Je reviens au passé simple car il nous fallut ce samedi 22 juin retomber sur terre. C’est très agréablement que nous retrouvâmes au retour, au bord du lac d’Avitgliana, au pied de l’Abbaye ces fameux plaisirs terrestres, plaisirs des sens, dans une auberge qui nous fit revivre un film que vous avez peut-être vu : « La grande Bouffe » de Marco Ferreri !

C’est ainsi que s’acheva notre périple, à 20 heures ce samedi 20 juin, en pleine chaleur, à Lyon cours Franklin. Repus, quasiment ivres, nous descendîmes du car et nous nous quittâmes sur un accord en quarte de mi bémol dièse, en nous promettant de nous revoir bientôt pour de nouvelles aventures. Et là je parle au .. futur !

2018

du Mardi 30 octobre au Jeudi 8 Novembre 2018 

Tournée en Allemagne avec l’ONL

Soutenir l’Orchestre National de Lyon et l’accompagner pour les deux premiers concerts de cette tournée, à la Philharmonie de Berlin et au Gewandhaus de Leipzig, est un moment exceptionnel. Vous participerez également à la commémoration officielle du centenaire du retour à la paix dans cette ville, jumelée avec Lyon depuis 1981. Ce voyage sera aussi l’occasion de tisser des liens plus étroits avec les musiciens de l’Orchestre national de Lyon et d’aller sur les traces de compositeurs allemands qui ont façonné la vie musicale. Vous serez aussi acteur du rayonnement de Lyon à l’étranger aux côtés de l’Orchestre national de Lyon, tout en découvrant des lieux touristiques et musicaux.

ATTENTION : places limitées. Se renseigner : contact@sophily.fr

2017

Samedi 16 septembre 2017 

Finale du Concours de Chefs d’Orchestre à Besançon. Vous assistez au prestigieux concours de Chefs d’orchestre

Escapade à Besançon : visite de la ville, croisère sur le Doubs, découverte de la Citadelle et fortifications

Programme

Départ en bus Grand Tourisme à 7 h 45 précises – Place Bellecour Lyon

Arrivée à Besançon à 11 h Croisière sur le Doubs en bateau spécial permettant de découvrir toute la ville avec une vue imprenable sur la Citadelle et les fortifications inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Commentaires sur la ville.

12 h 30. Nous rejoindrons le Restaurant La Brasserie du Commerce, lieu historique, prestigieux et gastronomique ; Repas de qualité, apéritif, vin et café compris.

14 h 30. Moment de liberté pour découvrir à pied la ville en direction du théâtre (quelques minutes) ; ce samedi 16 septembre est aussi la journée européenne du Patrimoine ;

16 h. Grande Finale du Concours avec les trois derniers candidats retenus pour cette épreuve. L’Orchestre sur scène est notre O.N.L. Le Président du Jury est Léonard SLATKIN. Vote du public. Proclamation des résultats vers 18 h 45.

19 h. 15 Dîner rapide au restaurant Les 4 Saisons à deux pas de l’Opéra –Théâtre.

20 h 30. Départ en bus. Arrivée à Lyon vers 23 h 45.

Pour un groupe de 20 à 25 personnes prix par personne : 170 euro

Compte rendu

Le jury du concours international des jeunes chefs d’orchestre réuni en conclave à Besançon !

« En effet la Société Philharmonique de Lyon a « participassé » à la nomination du meilleur chef d’orchestre du moment. Elle en est fière ! J’ai entrepris d’en faire un petit « récit » que vous trouverez peut-être un peu long !

Aussi, pour ce festival musical, en route pour Besançon ….moteur !

Nous partîmes dès potron-minet, 18 vaillants sophiliens réunis à Bellecour sous l’œil bienveillant d’Antoine de Saint-Exupéry. C’était un beau matin de septembre dans un car Faure et au premier carrefour de l’autoroute A 39, nous ramassâmes cinq vagabonds errants à Balan, l’âme en peine. C’est ainsi que nous arrivâmes vingt-trois conquérants à l’assaut de la forteresse byzantine où Ledoux, un fameux architecte, nous attendait de pied ferme. C’est d’ailleurs d’un pied très marin que nous embarquâmes illico sur le Doubs pour, tels des croisés, de Vauban admirer les bastions.

Mais déjà au clocher de Saint Pierre sonnât midi et notre appétit se mit en éveil. Nous aperçûmes alors sur les quais un chaland qui nous plut. Il faisait restaurant, quelle aubaine ! Nous nous y engouffrâmes et ne nous ne furent pas très longs à nous y goinfrer de très bon cœur. Miracle des noces de Cana et de la multiplication des pains : l’eau se transforma en vin et de 23 convives nous passâmes à 27 ! La pluie et le soleil, le chaud et le froid se riaient de nous, mais c’est le cœur en joie que pour 16 heures, nous nous rendîmes au théâtre de Nicholas !

Le fameux Ledoux, temple aux allures ioniques où devait se dérouler la fameuse et terrifiante compétition des trois jeunes chefs sélectionnés en finale. Un russe, un français et un anglais ! Jeunes et beaux, la vingtaine à peine passée, nos trois matadors avaient échangé l’habit d’or contre le frac noir, l’épée contre la baguette, prêts à dompter le terrible fauve lyonnais dénommé ONL, un lion aux cordes acérés, aux cors puissants , aux bois affutés, sous l’œil du maestro dresseur et président  Léonard Slatkin.

Le combat fut loyal. Il n’y eut pas de mise à mort… que des applaudissements.

Ce jour-là, il fallut aussi apprivoiser des maîtres de la musique : Debussy avec des extraits des Nocturnes, Johann Strauss avec la Chauve-souris et une création de Philippe Hersant. Que du beau monde !

A l’heure où le soleil  se couche sur les arènes, dans une chaleur étouffante ; à l’heure où la clameur du public s’éteint, fut acclamé le vainqueur. So British ! A la direction à la fois carrée et souple. Tout en sobriété et tout en nuances, d’une sensibilité musicale exacerbée, maniant avec subtilité les contrastes sonores et les « tempis », magnifiant la sublime pâte sonore de l’ONL, tous instruments confondus. Bref, un chef, un vrai ! Il reçut donc le grand prix du jury. Il fut, haut la main, le coup de cœur du public et de l’orchestre, lequel orchestre eut droit à une « Standing ovation ».

Son nom ? Ben GLASSBERG. Rappelez-vous-en, il a un grand avenir devant lui ! Merci à lui et merci à l’ONL pour le plaisir qu’ils nous ont donné. Nos deux autres concurrents, russe et français, n’ont en rien démérité, loin de là. Dans un style différent, l’un très slave, l’autre, français, très « Debussyste ».

Après toutes ces émotions musicales et météorologiques, il fallut bien avant de rejoindre nos pénates dans un car Faure, nous réconforter un peu. Pluie, soleil, chaud, froid … Nous sommes allés au restaurant des « Quatre saisons » !  (Ici furent faites les photos du jury jointes à ce texte). Excellent accueil et excellent repas rondement mené. Mais nous n’étions pas encore au bout de nos émotions .. Car la devise des cars Faure, c’est toujours plus fort !

Mais j’anticipe … Car les choses se sont « compliquassés » si vous avez bien tout suivi. Nous étions partis 18. Nous nous sommes retrouvés 23, puis 27 (vous suivez toujours ?). Quatre nous ont quitté (dont deux étaient remplaçants de deux absents, mais je ne veux pas vous compliquer la vie !), ce qui fait que nous étions de nouveau 23, sauf que nous nous sommes retrouvés 24 !

Grace à notre directrice de l’Auditorium : Aline Siam Giao qui nous a fait l’honneur de monter pour le retour à Lyon dans notre car « infernal » (Infernal ? Vous allez savoir pourquoi ???).

A 21 heures, nous étions tous prêts au rendez-vous du car pont de la République (un car Faure je vous rappelle !) pour 3 heures de route ou plutôt d’autoroute peinarde avec une fois la ceinture attachée, un grand plongeon dans les bras de Morphée !

Si vous avez bien suivi, nous étions en théorie 24 . Nous nous sommes comptés (plouf, plouf, plouf) nous n’étions que 22 ! Panique à bord ! Rapidement nous avons identifié qu’il s’agissait du couple manquant des Maugery ! Recherche active mise en œuvre et rapidement avec Bernard, grâce notre flair légendaire, nous avons retrouvé le couple errant ! OUF!  Sauvés !

Sauf qu’à la sortie de Besançon, Mohamed, notre chauffeur de car a préféré, plutôt que de rejoindre l’autoroute directement, nous faire faire un petit tour de campagne franc-comtoise ! Superbes points de vue dans le noir avec beaucoup de virages qui ont un peu brassés notre amie Aline ! Il ne s’agissait pas vraiment d’un détournement, mais après négociation nous avons obtenu de Mohamed un retour sur autoroute.  Là, c’était droit et le car s’est endormi (pour les amateurs de contrepèteries !). Nous finîmes donc par atteindre Lyon, sans oublier de lâcher à Balan nos cinq errants du départ (vous suivez toujours ?). Il nous restait dans le car 24  personnes moins cinq soit 19 personnes. Mais c’était sans compter que Mohamed souhaitait nous faire découvrir Vénissieux by night en passant par l’Auditorium où nous avons déposé 4 personnes dont Aline. Ce qui fait qu’à l’arrivée place  Bellecour (sous la statue d’Antoine de St Exupéry)  il y avait, non pas 18 personnes, mais 15 personnes ! Il nous manque donc depuis le départ ce fatal matin du 16 septembre  3 personnes ! Que sont-elles devenues. Il faut déclencher les recherches ! Une enquête est ouverte.

du Jeudi 28 au samedi 30 juin  2017 

Voyage musical à Nancy pour deux spectacles à l’Opéra de Lorraine

Découverte culturelle de la ville

Programme

Jeudi 28 Juin à 18h30 : concert apéritif « Une heure avec » le baryton Christophe Gay

Vendredi 29 Juin à 20h : « L’Italienne à Alger » opéra de Rossini

Le déplacement se fera en car et comprendra aussi un programme de découvertes culturelles. Le montant du voyage est estimé à environ 450 euros/personne, comportant les billets des 2 spectacles, le déplacement, deux nuits d’hôtel (sur la base d’une chambre double), repas et visites. Le détail du programme sera diffusé ultérieurement, mais Nancy est une belle ville et les points d’intérêt nombreux.

A ce jour, j’ai mis option sur 25 places d’orchestre (bien placées et groupées) pour ces deux manifestations et dois confirmer le nombre de participants impérativement début janvier.

Ceux qui sont intéressés devront s’inscrire avant le 5 Janvier par retour de mail ou par téléphone. Un engagement financier de 150 euros vous sera demandé à l’inscription à adresser à :

Patrice Euvrard – Société Philharmonique de Lyon- 70 avenue de Saxe Lyon 69003

Compte rendu

Voyage en Duché de Lorraine (Compte-rendu de notre envoyé spécial Raoul, de l’Est républicain

Marquis et marquises, Comtes et comtesses de la grande Philharmonique Société de Lyon,

C’est en Carrosse « Berthellet », dernier cri de janvier 2018, avec suspension révolutionnaire, estampillée Louis XVI que nous partîmes, en terre Lorraine, en ce jeudi 28 juin, carrosse fouetté par le chef laquais Sébastien.

Nous étions, ce jour-là, à peine une trentaine, fuyant comme notre roi à Varenne, les « sans culottes » vers une contrée lointaine, dans le duché de Lorraine, dès le petit matin, pour faire la tournée des grands « Ducs » !

Au premier relais de poste, nous engloutîmes, « Rapido », le menu du jour …puis en deux temps, trois mouvements, nous fûmes à pied d’œuvre dans la bonne ville de Nancy où nous attendait à l’auberge du « Crystal », ce bon Stanislas.

Prestement, notre chef de chevauchée, Sylvie, de l’agence de voyage SYLPAT (excellente agence que je vous recommande) sans perdre de temps, prit nos malles, distribua nos litières et sans autres manières, nous nous retrouvâmes à la rue …

Ou plutôt sur la place Stanislas, accueillis par une charmante et rondelette citoyenne prénommée dame Nadia qui n’eut de cesse de nous raconter, chemin faisant, dans rues et ruelles, places et placettes la vie de sa ville, l’ancienne comme la nouvelle, ses remparts et toute l’Histoire !

De « Nancy la Ducale à Nancy la Royale », nous sûmes tout et beaucoup suâmes sous le joug d’un ardent soleil. Des « bouchées à la reine au duché de Lorraine », ce fut un survol franco-polonais, en passant par le duc de Bourgogne.

Téméraires, comme Charles, nous engloutîmes alors quelques pintes de bières sur la scintillante place Stanislas, entourées des grilles de Lamour, avant d’affronter à l’opéra, en concert, les mélodies de Poulenc et Gabriel Fauré, sans nous Barber (Samuel !)

« Une heure… avec », cela passe vite et c’est ainsi que nous finîmes cette première journée, sans omettre cependant, avant de nous endormir, de déguster, par la racine, les « Pissenlits », excellent restaurant qui par son cadre « Art Nouveau » devait nous introduire au prochain épisode de cette échappée lorraine …. Affaire à suivre après cette première journée !

Comme aurait dit Dieu : « Il fut un jour, il fut une nuit … » A demain, si vous le voulez bien, pour la suite du feuilleton…

Raoul (Alias Patrice) secrétaire de l’Agence de voyage SYLPAT et envoyé spécial à Nancy

Voyage en duché de Lorraine (Suite)

« Tout est au Duc, Messieurs (Mesdames), Tout est au Duc « ainsi le chantait Charles (non pas le Téméraire mais Trénet!)

Non ! A Nancy, les ducs ont tout perdu, mais il y a encore de beaux restes et après la tournée d’hier, il nous fallait un air nouveau.

Ou plutôt un Art nouveau et c’est ainsi que nous tombâmes dans les bras de Marianne, notre guide du jour qui devait nous emmener à la rencontre des stars de cet Art et de l’école de Nancy : les Gallé, Majorelle, Gruber, Vallin et bien d’autres.

Cependant, avant de découvrir ces nouvelles splendeurs, il nous fallait encore en terminer pour de bon avec nos Ducs. Et c’est ainsi que nous nous rendîmes de bon matin à l’Eglise de N.-D. de-Bon -Secours, superbe église baroque.

Comme nous avions vu la veille au couvent des Cordeliers le tombeau du Duc René II, brillant « tombeur « de Charles en 1477

Il nous fallut voir, en le splendide intérieur de Bon-Secours, celui Stanislas le magnifique, bien aimé duc et bienfaiteur de la Lorraine.

Après cette parenthèse, nous nous rendîmes donc au musée de l’école de Nancy pour découvrir les merveilles de ces magiciens, ébénistes, menuisiers, céramistes, graveurs, peintres et verriers qui ont dans un temps très court de la fin XIXème, début XXème,

Embelli les superbes maisons et immeubles de la même époque et dont il persiste quelques beaux exemples dans la ville.

C’est ainsi que pour conclure cette matinée, nous dinâmes dans une brasserie style Art nouveau, l’Excelsior.

Le secrétaire-rédacteur que je suis sent déjà poindre chez vous, chers lecteurs, une pointe d’essoufflement tant les « tempis » et le rythme est soutenu, menés que nous étions « tambours-battants » par la chef Sylvie, une pointilleuse de l’heure !

Par ces fortes chaleurs, nous pûmes cependant après déjeuner, faire une pause avec un temps libre où chacun put vaquer selon ses goûts à la sieste, à la fièvre acheteuse ou à des rêveries amoureuses. Dès 16 heures nous étions attendus de pied ferme.

L’après-midi, nous parachevions nos connaissances encyclopédiques sur l’histoire et l’art Lorrain en nous rendant au musée des Beaux- Arts.

Ce fut l’occasion, dans un panorama de l’Art en Europe du XIVème au XXème siècle, de comparer brièvement et par petites touches, l’art de la peinture et du « clair-obscur » de Gérard de la tour, du Caravage et de Claude Gelée, dit le Lorrain, en passant aussi par un certain E. Friant.

Une déception au tableau ! Nous étions privés de la toile de Delacroix célébrant la Bataille de Nancy et de la collection Daum, noyée dans verre d’eau **.

Nous en arrivons enfin à l’objectif MUSICAL majeur de notre déplacement : l’Opéra de Lorraine avec une « Italienne à Alger ». Et c’est là que Rossini, enfin, intervient. Il est 18 heures. Nous sommes exténués ! La représentation est à 20 heures…

Tout est dit ou presque, mais comme vous l’avez noté, j’ai parlé d’une trentaine de participants à notre voyage et nous n’étions que vingt-cinq ! Cherchez l’erreur … Nous eûmes 4 défections ! Il nous fallait encore placer 4 billets d’opéra qui, sinon, auraient été perdus.

Et c’est là que notre infatigable chef Sylvie intervint ! SUSPENS…

Vous le saurez demain !

Raoul le 30 juin

PS : ** Les verres DAUM ont été sinistrées par des inondations, c’est un comble !

INTERLUDE LYRIQUE et FINALE du Voyage (3ème et dernier épisode)

Comme les Nancéiens accueillirent des « Lyonnais en Lorraine », nous vîmes à l’opéra de Nancy, charmant théâtre lyrique à l’italienne, qu’ils accueillaient aussi « Une Italienne à Alger » de Rossini.

Comme à Alger notre Italienne, nous étions, petits lyonnais, dans ce fief de Lorraine, comme des étrangers, bien que ce duché fût rattaché à la France en1766! Un petit accent trainant, des airs de mirabelle …tout cela bien dépaysant.

Le pari de revendre nos 4 places fut gagné par Sylvie et sur la scène, nous découvrîmes un gros avion qui venait de se « crasher » en pleine jungle, avec ses passagers dont un Sultan, des esclaves, une belle italienne, un amoureux et un prétendant. Un beau divertissement !

Grâce à Rossini et sa musique virevoltante, tout ce beau monde fut entrainé dans des airs drôles et flamboyants emmenant avec lui, dans les airs, au septième ciel, un public ravi.

C’est ainsi que nous nous retrouvâmes, trois heures après, à la sortie, sur la grande place Stanislas animé d’un Son et Lumière du plus bel effet qui prolongea notre soirée d’été avant de retrouver les bras de Morphée.

Certains me diront « Monsieur Raoul (alias Patrice) Monsieur le secrétaire, quid de la gastronomie et quid de l’ambiance » ?

Nous goûtâmes en effet en 3 repas, dont un dîner et 2 déjeuners le « must » de la cuisine lorraine !

Les cocktails à la mirabelle, des quiches déstructurées, des escargots pris à l’ancien ennemi de Bourgogne,

Des apfelstrudel pris aux allemands, du foie gras, otage des alsaciens et du vin de Toul (pinot gris et Pinot noir !).

Quant à l’ambiance, nous avions avec nous « la fine fleur » de la Philharmonique, toute de douceur

et de discipline, gaie et ne boudant pas son plaisir. Bref, des gens formidables !

Au bout de trois jours, Dieu vit que c’était bon et nous n’avions perdu personne. Avec Raoul nous filâmes à la cité gallo-romaine de Toul,

une des cités des trois évêchés .Nous y vîmes Jeanne d’Arc et la cathédrale St Etienne, néogothique, avec son beau cloitre et son ancien palais épiscopal.

Comme nous courrions depuis bientôt 3 jours sous la houlette du chef Sylvie, nous y arrivâmes avec une demi-heure d’avance !

Mais là, pour tous et pour Raoul, ce fut cool, arrivé quand, arrivés à midi et demi pétante à la » Brasserie du Pressoir », nous pûmes goûter après l’Art nouveau, la cuisine nouvelle très artistique et bien déstructurée, arrosées de coteaux de Toul puis dans un caveau proche de la famille Lelièvre, nous pûmes aussi déguster, avant la sieste, quelques verres alcool de mirabelle !

L’heure du retour sonnait, nos trois jours de rêve se terminaient et grâce à la fée Sylvie, notre citrouille redevint carrosse toujours mené par Sébastien et nous ramena d’un coup de baguette magique à notre niche lyonnaise vers 21h30.

Merci à toutes et à tous pour votre écoute et votre discipline. Merci d’avoir fait confiance à l’agence de voyage SYLPAT prête à vous conduire par mont, par vaux et merveilles à d’autres occasions.

Très cordialement

Le secrétaire RAOUL